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Le biricoccolo Nostrano
Origines et histoires
Le biricoccolo Nostrano est une variété ancienne italienne, issue du croisement naturel entre l’abricotier et le prunier myrobolan. Cet hybride, connu sous le nom botanique Prunus × dasycarpa, se cultive en Italie depuis le XIXe siècle, notamment en Émilie-Romagne, en Campanie et en Sicile. Son nom, « nostrano », signifie « du pays » en italien.
Le fruit du biricoccolo Nostrano rappelle une petite prune. Il affiche un calibre moyen à petit, autour de 25 à 35 g, une peau rouge et une chair jaune. Sa saveur aromatique et sucrée rappelle l’abricot, avec une pointe acidulée héritée du prunier.
Son feuillage se situe à mi-chemin entre celui du prunier et celui de l’abricotier, et ses jeunes pousses se distinguent par une écorce rouge. Le biricoccolo Nostrano se montre plus résistant aux maladies et aux gelées tardives que l’abricotier classique.
Il fleurit en avril, plus tard que l’abricotier standard.
On récolte le biriccocolo Nostrano de fin juin à mi-juillet, ce qui en fait une variété plutôt précoce parmi les biricoccolo. Le fruit se consomme frais, à couteau.

Histoire des hybrides prune-abricot
Le prunier et l’abricotier appartiennent tous deux au genre Prunus. Ils font partie de la famille des Rosacées. Assez proches génétiquement, ils peuvent se croiser. Ils donnent alors des hybrides prune-abricot, spontanés ou créés par l’homme. On les regroupe aujourd’hui sous trois noms différents : le biriccocolo, le plumcot et le pluot. Chacun correspond à une origine et à un dosage génétique différents.
Le biriccocolo est le plus ancien de ces hybrides. On l’appelle aussi abricot noir. Il naît spontanément là où l’abricotier et le prunier myrobolan poussent côte à côte. Les deux arbres fleurissent en même temps et se ressèment naturellement d’année en année. On le rencontre depuis longtemps dans le Caucase, en Arménie notamment. Une vieille variété y porte le nom de « Chlor-Tsiran », littéralement « prune-abricot ». Le botaniste allemand Jakob Friedrich Ehrhart le décrit scientifiquement dès 1791, sous le nom de Prunus × dasycarpa. En Italie, on le cultive depuis le XIXe siècle, notamment en Émilie-Romagne, en Campanie et en Sicile. Il y prend le nom de « biriccocolo ». Il donne des variétés paysannes comme le Nostrano ou le Vesuviano, transmises de génération en génération sans obtenteur ni date d’obtention connus.
Croiser volontairement la prune et l’abricot passait pourtant pour impossible, jusqu’à la fin du XIXe siècle. L’horticulteur américain Luther Burbank y parvient le premier, en Californie. Son objectif : obtenir un fruit à la saveur d’abricot, mais capable de fructifier plus régulièrement. L’abricotier pur s’accommode mal du climat humide de la côte nord-américaine. Burbank invente à cette occasion le mot « plumcot ». C’est une contraction de plum (prune) et apricot (abricot). Le mot désigne des hybrides à parts à peu près égales de prune et d’abricot.
Au tournant du XXIe siècle, l’obtenteur californien Floyd Zaiger pousse plus loin le travail de Burbank. Il multiplie les croisements successifs pour affiner le dosage génétique. Il dépose alors deux nouvelles marques. Le pluot est majoritairement prune, environ 75 %, avec une touche d’abricot. L’aprium, à l’inverse, est majoritairement abricot. Le mot « plumcot » reste depuis réservé aux hybrides les plus proches de l’équilibre originel imaginé par Burbank. Biriccocolo, plumcot et pluot désignent donc aujourd’hui trois lignées distinctes d’un même mariage entre la prune et l’abricot : une très ancienne et spontanée, une pionnière et artisanale, une autre récente et scientifiquement dosée.
| Poids | 500 g |
|---|---|
| Période de récolte | Juillet, Juin |
| Variété | Précoce |
| Utilisation | A couteau, A cuire |
| Couleur du fruit | Rouge |
| Période de floraison | Avril |
| Porte greffe Prunier | St Julien A |

