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Cerisier Montmorency
Origine & Histoire
Le cerisier Montmorency est une variété ancienne, connue depuis le XVIe siècle dans la vallée de Montmorency, au nord de Paris. Cette griotte, aussi appelée gaudriole, doit son nom à la forêt et à la vallée de Montmorency, où elle était cultivée en abondance : à la fin du XVIIIe siècle, Paris recevait chaque jour plusieurs milliers de paniers de cerises venus de cette vallée. La variété a ensuite décliné en France, mais elle a traversé l’Atlantique via l’Angleterre et est aujourd’hui la griotte la plus cultivée en Amérique du Nord, notamment dans le Michigan.
Le fruit affiche un calibre moyen, de forme arrondie. Sa peau rouge vif, très fine et légèrement translucide laisse deviner une chair tendre et très juteuse, au jus clair et peu coloré. La saveur est acidulée, légèrement sucrée et parfumée : c’est une cerise acide, botaniquement une griotte (Prunus cerasus), à ne pas confondre avec les bigarreaux doux.
Le cerisier Montmorency se montre vigoureux, de croissance rapide, avec un port demi-étalé à étalé. Sa productivité est très bonne et régulière. Il présente une bonne résistance aux gelées printanières et supporte des froids allant jusqu’à environ -20 °C.
La floraison du cerisier Montmorency intervient en avril. C’est une variété autofertile : elle n’a pas besoin d’un autre cerisier à proximité pour fructifier.
On récolte de juillet à août, une des variétés de griotte les plus tardives. Les cerises se conservent peu de temps une fois cueillies, une semaine tout au plus. Le Montmorency se prête surtout à la transformation : confiture, conserve, tarte et eau-de-vie.
Il existe 3 types de cerisier :
- Bigarreau — Prunus avium (cerisier doux). Chair ferme et croquante, sucrée, peu acide. C’est la cerise de table classique, calibrée pour être croquée telle quelle. (Exemples : Burlat, Napoléon, Géant d’Hedelfingen)
- Guigne — même espèce que le bigarreau (Prunus avium), mais chair molle et tendre, très juteuse, sucrée. La différence avec le bigarreau, ce n’est pas l’espèce, c’est la texture de la chair. (Exemples : Marsotte, Noire de Westhoffen, Early Rivers)
- Griotte — espèce différente, Prunus cerasus (cerisier acide). Chair molle, jus très coloré, saveur acidulée à franchement acide. Rarement mangée crue, plutôt réservée à la cuisine, la confiture, le clafoutis, le kirsch ou le marasquin. (Exemples : Montmorency, Anglaise Hâtive, Guindoux des Charentes)
Description du fruit
- Type de cerisier : Griotte
- Forme : calibre moyen, arrondie
- Peau : rouge vif, très fine, légèrement translucide
- Chair : tendre, très juteuse, jus clair
- Saveur : acidulée, légèrement sucrée, parfumée
- Floraison : avril
- Récolte : juillet-août
- Conservation : courte, une semaine environ après cueillette
- Utilisation culinaire : confiture, conserve, tarte, eau-de-vie
Conseils pratiques
Comment planter votre arbre fruitier
étape 1 : creuser le trou
Je vous conseille de creuser un trou d’environ 60 cm de large et de profond.
L’idée, c’est de décompacter le sol pour que les racines puissent bien se développer.
D’expérience, cette étape fait vraiment la différence pour obtenir une bonne reprise et une belle croissance.
Petite astuce : mettez la terre des 20 premiers centimètres d’un côté, et la terre du fond de l’autre.
Cela vous permettra de reboucher le trou dans le bon ordre, en respectant les différentes strates du sol.
étape 2 : praliner les racines (facultatif)
Le pralinage consiste à enrober les racines avec un mélange d’eau, de terre et de bouse de vache (ou de litière forestière).
La consistance doit ressembler à une pâte à crêpe : fluide, sans gros grumeaux. Les racines doivent être simplement nappées.
Ce mélange forme une couche protectrice qui aide à la reprise, surtout si les racines ont été un peu blessées.
C’est une technique ancienne, souvent conseillée, mais à ce jour aucune étude scientifique ne prouve formellement son efficacité.
Je la considère donc comme optionnelle, et je ferai moi-même des tests à l’avenir pour en mesurer les effets.
étape 3 : identifier le point de greffe
Sur un arbre greffé, il faut repérer le point de greffe — la jonction entre le porte-greffe et le greffon.
Ce point ne doit surtout pas être enterré, sinon le greffon risquerait d’émettre ses propres racines et de s’affranchir du porte-greffe.
Vous perdriez alors les caractéristiques du porte-greffe (résistance, vigueur, etc.).
Positionnez donc votre arbre de façon à ce que le point de greffe soit bien au-dessus du niveau du sol.
N’hésitez pas à ajuster la hauteur avec un peu de terre si nécessaire.
étape 4 : reboucher le trou
Vous pouvez maintenant reboucher le trou : commencez par la terre du fond, puis terminez avec la terre du dessus.
Tuteurage (facultatif) :
Si vos arbres sont peu vigoureux, vous pouvez installer un tuteur à cette étape.
Personnellement, je ne tuteure pas systématiquement : un arbre un peu « libre » va mieux s’ancrer et développer un système racinaire plus solide face au vent.
Je préfère ajouter un tuteur plus tard, seulement si je constate un problème de stabilité.
étape 5 : plomber le trou (arroser)
Versez 1 ou 2 arrosoirs d’eau pour bien faire descendre la terre autour des racines.
Cela permet d’éliminer les poches d’air, qui peuvent provoquer le dessèchement des racines.
étape 6 : ajouter un amendement en surface
Je recommande d’apporter un bon amendement organique, par exemple une brouette de compost bien mûr par arbre.
Cela favorise la vie du sol et la reprise des racines.
Si vous utilisez un amendement plus concentré, soyez plus léger sur la quantité.
Avec le compost, pas de risque : la libération des nutriments est lente et progressive.
étape 7 : pailler le pied
Le paillage offre plusieurs avantages :
il limite la concurrence des graminées, qui absorbent eau et nutriments au détriment de l’arbre ;
il conserve l’humidité du sol plus longtemps ;
il protège le sol des fortes chaleurs comme du froid.
Si vous êtes dans une région où les printemps sont frais, attendez un peu avant de pailler : cela permettra au sol de se réchauffer plus vite.
étape 8 : arroser régulièrement les premières années
Les 2 à 3 premières années, pensez à arroser régulièrement votre jeune arbre, surtout au printemps et en été.
Un arrosage copieux une fois par semaine (ou deux en cas de forte chaleur) suffit.
Comptez environ 10 L d’eau par arbre à chaque fois.
Cette étape est cruciale pour assurer une bonne reprise et une croissance vigoureuse.
Merci d’avoir suivi ce guide !
J’espère qu’il vous sera utile pour réussir vos plantations !
Si vous avez des questions, vous pouvez me contacter :
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Nos porte-greffes
Vous trouverez ici un tableau récapitulatif de nos porte-greffes, classés par espèce.
On vous propose une gamme variée et adaptable, pensée pour s’adapter à tous les types de jardins. Cette liste évolue au fil du temps, selon nos essais et retours en pépinière.
Si vous voulez mieux comprendre le role et fonctionnement du porte greffe lisez notre article « Comment bien choisir son porte-greffe ? ».





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