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Le néflier Nottingham
origine & histoire
Le néflier Nottingham est une ancienne obtention anglaise. Le pépiniériste William Forsyth la mentionne dès 1803. Le néflier Nottingham a reçu l’Award of Merit de la Royal Horticultural Society, une distinction rare pour un néflier.
Le fruit reste petit et sphérique, d’environ 3 cm de diamètre, dépassant rarement 3,8 cm. Sa peau brune enveloppe une chair qui devient fondante après blettissement. Sa saveur aigre-douce est réputée la meilleure parmi les variétés de néflier commun.
L’arbre du néflier Nottingham affiche une croissance moyenne et une excellente productivité : c’est l’une des variétés les plus fructifères de l’espèce. Il supporte le froid jusqu’à environ -14 à -15 °C.
Il fleurit début juin, avec des fleurs blanches. Autofertile, un seul arbre est suffisant pour la production.
On récolte les nèfles mi-octobre, la plus précoce des néfliers du catalogue, après les premières gelées, qui les attendrissent. Une fois blettes, elles se mangent crues ou se transforment en confiture.
Histoire du néflier à travers les âges

Le néflier appartient à la famille des Rosacées. Il n’est pas originaire d’Allemagne, malgré son nom latin, Mespilus germanica. Il vient plutôt du sud-est de l’Europe et de l’Asie occidentale, entre les Balkans, la Turquie et le Caucase. Le nom « mespilus » apparaît déjà chez le philosophe grec Xénophon, au IVe siècle avant J.-C., à propos d’une région proche de l’actuelle Mossoul, en Irak.
Les Grecs et les Romains connaissent bien ce fruit. Les médecins de l’Antiquité, comme Hippocrate, apprécient surtout ses vertus astringentes. Le médecin grec Dioscoride écrit que la nèfle « resserre » et qu’elle est « agréable à l’estomac ». Ce sont les Romains qui diffusent l’arbre à travers la Gaule.
Au Moyen Âge, le néflier occupe une place de choix dans les jardins européens. Charlemagne l’inscrit parmi les seize arbres recommandés dans son capitulaire De Villis, sous le nom de « mespilarios ». On le cultive notamment à l’abbaye de Saint-Gall, en Suisse, dès le IXe siècle. Sa récolte tardive en fait un fruit précieux en hiver, à une saison où peu d’autres fruits sont disponibles. Aux XIVe et XVe siècles, en Flandre et en Artois, son bois sert même à construire des moulins à eau.
La nèfle ne se mange pas telle quelle. Il faut la laisser blettir : plusieurs semaines à l’air, jusqu’à ce que sa chair, d’abord dure et âpre, s’amollisse et devienne comestible. Cette contrainte a fini par jouer contre elle. À mesure que d’autres fruits, plus faciles à consommer, se répandent, le néflier perd du terrain. Il devient rare, presque ornemental. Le français garde la trace de cette désaffection dans une expression populaire : traiter quelqu’un de vieilles « nèfles », ou promettre « des nèfles », c’est encore aujourd’hui une façon de dire qu’il n’y a rien à en attendre.
| Poids | 500 g |
|---|---|
| Période de récolte | Octobre |
| Variété | Précoce |
| Utilisation | A couteau, A cuire |
| Couleur du fruit | Marron |
| Période de floraison | Juin |
| Porte greffe Poirier | Kirchensaller |

