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Rosa Multiflora

Origine & Histoire

Rosa multiflora — « rosa » le rosier, « multi » pour multiple, « flora » pour fleurs — est un arbuste grimpant à rampant vigoureux de la famille des Rosacées, originaire d’Asie de l’Est (Chine, Japon, Corée). Il est parfois appelé « églantier de Hollande », bien que ce nom soit un peu trompeur : les véritables églantiers désignent plutôt les rosiers sauvages européens (Rosa canina, Rosa rubiginosa…), alors que le Rosa multiflora vient d’Asie. C’est un rosier sauvage mellifère, ancêtre des rosiers ornementaux modernes à grosses fleurs doubles.

Un arbuste au port retombant, non érigé, aux branches qui s’allongent et retombent, formant une masse diffuse et naturelle. Il atteint 3 à 5 mètres de hauteur pour 2 à 3 mètres de large, mais tolère bien la taille si l’on veut le contenir. Ses feuilles, petites et légèrement dentelées, sont vert prononcé dessus et plus clair dessous.

Très rustique et tolérant à la sécheresse une fois installé, il s’adapte à presque tous les sols, à l’exception des sols trop calcaires. Peu sensible aux maladies.

La floraison intervient de mai à juin, parfois début juillet. Les fleurs, regroupées en grandes panicules, sont blanches, très parfumées, avec des boutons floraux rosés. Contrairement aux rosiers modernes à fleurs doubles, le Rosa multiflora a des fleurs simples à 5 pétales qui laissent bien voir les étamines : un très bon mellifère, attirant bourdons, abeilles, cétoines et syrphes.


Description du fruit

  • Hauteur : 3 à 5 m
  • Largeur : 2 à 3 m
  • Rusticité : bonne résistance au froid, environ -20 °C
  • Feuillage : caduc, petit, légèrement dentelé
  • Couleur des fleurs : blanches, boutons floraux rosés
  • Floraison : mai à juin, parfois début juillet
  • Intérêt mellifère : fleurs simples à 5 pétales, très attractif pour bourdons, abeilles, cétoines et syrphes
Période de Floraison
JAN
FÉV
MAR
AVR
MAI
JUIN
JUIL
AOÛ
SEP
OCT
NOV
DÉC

Conseils pratiques

étape 1 : creuser le trou

Je vous conseille de creuser un trou d’environ 60 cm de large et de profond.
L’idée, c’est de décompacter le sol pour que les racines puissent bien se développer.
D’expérience, cette étape fait vraiment la différence pour obtenir une bonne reprise et une belle croissance.

Petite astuce : mettez la terre des 20 premiers centimètres d’un côté, et la terre du fond de l’autre.
Cela vous permettra de reboucher le trou dans le bon ordre, en respectant les différentes strates du sol.

étape 2 : praliner les racines (facultatif)

Le pralinage consiste à enrober les racines avec un mélange d’eau, de terre et de bouse de vache (ou de litière forestière).
La consistance doit ressembler à une pâte à crêpe : fluide, sans gros grumeaux. Les racines doivent être simplement nappées.

Ce mélange forme une couche protectrice qui aide à la reprise, surtout si les racines ont été un peu blessées.
C’est une technique ancienne, souvent conseillée, mais à ce jour aucune étude scientifique ne prouve formellement son efficacité.
Je la considère donc comme optionnelle, et je ferai moi-même des tests à l’avenir pour en mesurer les effets.

étape 3 : identifier le point de greffe

Sur un arbre greffé, il faut repérer le point de greffe — la jonction entre le porte-greffe et le greffon.
Ce point ne doit surtout pas être enterré, sinon le greffon risquerait d’émettre ses propres racines et de s’affranchir du porte-greffe.
Vous perdriez alors les caractéristiques du porte-greffe (résistance, vigueur, etc.).

Positionnez donc votre arbre de façon à ce que le point de greffe soit bien au-dessus du niveau du sol.
N’hésitez pas à ajuster la hauteur avec un peu de terre si nécessaire.

étape 4 : reboucher le trou

Vous pouvez maintenant reboucher le trou : commencez par la terre du fond, puis terminez avec la terre du dessus.

Tuteurage (facultatif) :
Si vos arbres sont peu vigoureux, vous pouvez installer un tuteur à cette étape.
Personnellement, je ne tuteure pas systématiquement : un arbre un peu « libre » va mieux s’ancrer et développer un système racinaire plus solide face au vent.
Je préfère ajouter un tuteur plus tard, seulement si je constate un problème de stabilité.

étape 5 : plomber le trou (arroser)

Versez 1 ou 2 arrosoirs d’eau pour bien faire descendre la terre autour des racines.
Cela permet d’éliminer les poches d’air, qui peuvent provoquer le dessèchement des racines.

étape 6 : ajouter un amendement en surface

Je recommande d’apporter un bon amendement organique, par exemple une brouette de compost bien mûr par arbre.
Cela favorise la vie du sol et la reprise des racines.
Si vous utilisez un amendement plus concentré, soyez plus léger sur la quantité.

Avec le compost, pas de risque : la libération des nutriments est lente et progressive.

étape 7 : pailler le pied

Le paillage offre plusieurs avantages :

  • il limite la concurrence des graminées, qui absorbent eau et nutriments au détriment de l’arbre ;

  • il conserve l’humidité du sol plus longtemps ;

  • il protège le sol des fortes chaleurs comme du froid.

Si vous êtes dans une région où les printemps sont frais, attendez un peu avant de pailler : cela permettra au sol de se réchauffer plus vite.

étape 8 : arroser régulièrement les premières années

Les 2 à 3 premières années, pensez à arroser régulièrement votre jeune arbre, surtout au printemps et en été.
Un arrosage copieux une fois par semaine (ou deux en cas de forte chaleur) suffit.
Comptez environ 10 L d’eau par arbre à chaque fois.
Cette étape est cruciale pour assurer une bonne reprise et une croissance vigoureuse.

Merci d’avoir suivi ce guide !
J’espère qu’il vous sera utile pour réussir vos plantations !
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Vous trouverez ici un tableau récapitulatif de nos porte-greffes, classés par espèce.

On vous propose une gamme variée et adaptable, pensée pour s’adapter à tous les types de jardins. Cette liste évolue au fil du temps, selon nos essais et retours en pépinière.

Si vous voulez mieux comprendre le role et fonctionnement du porte greffe lisez notre article « Comment bien choisir son porte-greffe ? ».

   

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