Les réservations sont ouvertes ! Les nouveautés arriveront progressivement jusqu'en septembre. Toutes les commandes seront disponibles pour l'hiver 2026.
Le pêcher Reine des Vergers
Origines et histoires
Le pêcher Reine des Vergers naît d’un semis spontané en 1843 à Louresse-Rochemenier, près de Doué-la-Fontaine, en Maine-et-Loire. M. Moriceau le découvre le premier ; le pépiniériste Chatenay de Doué le baptise d’abord « Monstrueuse de Doué », avant que Laurent Jamin ne le popularise sous le nom de Reine des Vergers en 1847. La variété se répand alors rapidement dans toute la France, portée par la beauté et le volume de ses fruits.
Le fruit du pêcher Reine des Vergers atteint un gros calibre, de forme globuleuse et légèrement comprimée. Sa peau fine et duveteuse se pare de jaune blanchâtre à l’ombre et de rouge pourpre au soleil. La chair blanche à blanc verdâtre, rosée près du noyau, reste ferme tout en étant fondante et très juteuse. Sa saveur parfumée et légèrement acidulée, en fait un fruit rafraîchissant.
L’arbre se montre d’une très grande vigueur : c’est, selon la pomologie ancienne, l’un des pêchers les plus vigoureux qui soient. Sa productivité est abondante, avec une fertilité jugée sans égale pour un arbre de ce volume. Il résiste bien à la cloque du pêcher et, plus largement, aux maladies. Il tolère aussi bien le froid que le vent, ce qui le rend cultivable au nord de la Loire.
La floraison a lieu en mars. Le pêcher Reine des Vergers est autofertile : un seul arbre suffit à fructifier, même si la présence d’un pêcher à proximité peut améliorer la production.
On récolte la Reine des Vergers fin août à mi-septembre, tardivement dans la saison des pêches. Le fruit se garde assez bien. C’est une excellente pêche de table, qui se prête aussi à la pâtisserie.

Histoire du pêcher à travers les âges
Le pêcher appartient à la famille des Rosacées, comme le poirier. Contrairement à ce que suggère son nom latin, Prunus persica, il n’est pas originaire de Perse mais de Chine. Des noyaux fossilisés retrouvés dans la vallée du Yangzi Jiang attestent d’une consommation dès le VIe millénaire avant notre ère. Le monde compte aujourd’hui plus de 300 variétés de pêches et de nectarines.
En Chine, les habitants cultivent le pêcher depuis la dynastie Shang, autour de 1570 avant J.-C. Le fruit y occupe une place à part : dans la tradition taoïste, la pêche symbolise la longévité et l’immortalité, et orne encore aujourd’hui de nombreuses représentations artistiques et cérémonies. On lui prête aussi des vertus médicinales.
Le pêcher gagne la Perse vers le IVe siècle avant J.-C., porté par les échanges le long de la route de la soie. Les Grecs le découvrent à leur tour au contact de la Perse. Sans doute lors des campagnes d’Alexandre le Grand, et le nomment « pomme de Perse », malum persicum. Les Romains ne le cultivent qu’à partir du Ier siècle avant J.-C. : ils l’apprécient, mais moins que l’abricot, lui aussi rangé alors parmi les « pommes ».
À partir de la Renaissance, et plus encore sous Louis XIV, la pêche devient un fruit de prestige. Jean-Baptiste de La Quintinie, chargé par le roi de diriger les jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales, perfectionne sa culture en espalier au Potager du Roi de Versailles. La réputation du fruit dépasse bientôt la cour. Les arboriculteurs cultivent des pêches destinées aux tables les plus prestigieuses d’Europe, jusqu’à la reine d’Angleterre et au tsar de Russie. Les classes populaires se contentaient de pommes et de poires communes.
Le nectarinier et le pêcher appartiennent à la même espèce (Prunus persica) et à la même famille des Rosacées. La nectarine est simplement une mutation naturelle du pêcher qui donne un fruit à peau lisse au lieu d’une peau duveteuse.
| Poids | 500 g |
|---|---|
| Période de récolte | Août, Septembre |
| Variété | Tardive |
| Utilisation | A couteau, A cuire |
| Couleur du fruit | Jaune, Rouge |
| Période de floraison | Mars |
| Porte greffe Pêcher | Rubira |

