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Le pêcher Avalon Pride
Origines et histoires
Le pêcher Avalon Pride naît d’un semis spontané, découvert vers 1981 près d’Issaquah, dans l’État de Washington. Margaret Proud, à qui l’on doit cette trouvaille, donne son nom à la variété. Elle se répand ensuite grâce à la pépinière américaine Van Well Nursery.
Le fruit affiche un calibre généreux, autour de 180 g, pour une forme bien ronde et régulière. Sa peau veloutée se pare d’un fond jaune orangé foncé, réchauffé d’un beau blush rouge cramoisi. La chair jaune, ferme et juteuse offre une texture agréable et une saveur douce, aromatique, au goût de pêche prononcé.
L’arbre du pêcher Avalon Pride pousse avec une vigueur moyenne et un port compact. Il produit beaucoup, et de façon régulière d’une année sur l’autre. Sa qualité la plus marquante reste sa très bonne résistance à la cloque du pêcher, une maladie cryptogamique redoutée sous nos climats humides. Elle résisterait aussi à la moniliose, la pourriture brune des fruits à noyau.
La floraison, rose, arrive de mi-mars à début avril, dans la moyenne de l’espèce. Le pêcher Avalon Pride est autofertile : : un seul arbre suffit à produire des fruits, même si un second pêcher peut améliorer encore la fructification.
On récolte l’Avalon Pride fin juillet à début août. Les fruits se dégustent frais, mais se prêtent aussi à la cuisson, aux confitures et aux compotes.

Histoire du pêcher à travers les âges
Le pêcher appartient à la famille des Rosacées, comme le poirier. Contrairement à ce que suggère son nom latin, Prunus persica, il n’est pas originaire de Perse mais de Chine. Des noyaux fossilisés retrouvés dans la vallée du Yangzi Jiang attestent d’une consommation dès le VIe millénaire avant notre ère. Le monde compte aujourd’hui plus de 300 variétés de pêches et de nectarines.
En Chine, les habitants cultivent le pêcher depuis la dynastie Shang, autour de 1570 avant J.-C. Le fruit y occupe une place à part : dans la tradition taoïste, la pêche symbolise la longévité et l’immortalité, et orne encore aujourd’hui de nombreuses représentations artistiques et cérémonies. On lui prête aussi des vertus médicinales.
Le pêcher gagne la Perse vers le IVe siècle avant J.-C., porté par les échanges le long de la route de la soie. Les Grecs le découvrent à leur tour au contact de la Perse. Sans doute lors des campagnes d’Alexandre le Grand, et le nomment « pomme de Perse », malum persicum. Les Romains ne le cultivent qu’à partir du Ier siècle avant J.-C. : ils l’apprécient, mais moins que l’abricot, lui aussi rangé alors parmi les « pommes ».
À partir de la Renaissance, et plus encore sous Louis XIV, la pêche devient un fruit de prestige. Jean-Baptiste de La Quintinie, chargé par le roi de diriger les jardins fruitiers et potagers de toutes les maisons royales, perfectionne sa culture en espalier au Potager du Roi de Versailles. La réputation du fruit dépasse bientôt la cour. Les arboriculteurs cultivent des pêches destinées aux tables les plus prestigieuses d’Europe, jusqu’à la reine d’Angleterre et au tsar de Russie. Les classes populaires se contentaient de pommes et de poires communes.
Le nectarinier et le pêcher appartiennent à la même espèce (Prunus persica) et à la même famille des Rosacées. La nectarine est simplement une mutation naturelle du pêcher qui donne un fruit à peau lisse au lieu d’une peau duveteuse.
| Poids | 500 g |
|---|---|
| Période de récolte | Août, Juillet |
| Variété | De saison |
| Utilisation | A couteau, A cuire |
| Couleur du fruit | Jaune, Orange, Rouge |
| Période de floraison | Avril, Mars |
| Porte greffe Pêcher | Rubira |

