18.00

Caractéristiques de nos porte-greffes

Les réservations sont ouvertes ! Pour respecter les besoins physiologiques de nos végétaux en racines nues, les expéditions commenceront à partir du 1er décembre 2026

Prunier Quetsche d’Alsace

Origine & Histoire

Le prunier Quetsche d’Alsace descend du prunier de Damas, originaire de Syrie, déjà connu des Romains. Cultivée depuis très longtemps en Alsace, en Lorraine et en Franche-Comté, elle en est devenue l’une des variétés emblématiques.

Le fruit est de calibre moyen à gros, de forme ovale, légèrement allongée. Sa peau, violet foncé à pourpre, est recouverte d’une fine pruine bleutée. Sa chair, jaune-vert et ferme, est peu juteuse mais très parfumée, avec une saveur douce et légèrement acidulée.

L’arbre du prunier Quetsche d’Alsace est vigoureux et rustique, jusqu’à environ -15 °C. Sa récolte est abondante et tardive.

La floraison a lieu en avril. Le prunier Quetsche d’Alsace est autofertile : il se pollinise seul, sans nécessiter d’autre prunier pour fructifier. La production gagne néanmoins en quantité et en régularité avec un pollinisateur à proximité, comme la Mirabelle de Nancy, le Stanley ou la Reine Claude Dorée.

La récolte s’étale de fin août à septembre. Les fruits se conservent bien une semaine à dix jours, à température ambiante ou au réfrigérateur. On les déguste frais, mais c’est aussi une excellente prune à sécher, très utilisée en confitures, tartes, compotes et eaux-de-vie régionale.

Description du fruit

  • Forme : calibre moyen à gros, ovale légèrement allongée
  • Peau : violet foncé à pourpre, fine pruine bleutée
  • Chair : jaune-vert, ferme, peu juteuse, très parfumée
  • Saveur : douce, légèrement acidulée
  • Floraison : avril
  • Récolte : fin août à septembre, abondante
  • Conservation : une semaine à dix jours
  • Utilisation culinaire : fraîche, séchage, confitures, tartes, compotes, eau-de-vie
Période de Floraison
JAN
FÉV
MAR
AVR
MAI
JUIN
JUIL
AOÛ
SEP
OCT
NOV
DÉC
Période de Récolte
JAN
FÉV
MAR
AVR
MAI
JUIN
JUIL
AOÛ
SEP
OCT
NOV
DÉC

Conseils pratiques

étape 1 : creuser le trou

Je vous conseille de creuser un trou d’environ 60 cm de large et de profond.
L’idée, c’est de décompacter le sol pour que les racines puissent bien se développer.
D’expérience, cette étape fait vraiment la différence pour obtenir une bonne reprise et une belle croissance.

Petite astuce : mettez la terre des 20 premiers centimètres d’un côté, et la terre du fond de l’autre.
Cela vous permettra de reboucher le trou dans le bon ordre, en respectant les différentes strates du sol.

étape 2 : praliner les racines (facultatif)

Le pralinage consiste à enrober les racines avec un mélange d’eau, de terre et de bouse de vache (ou de litière forestière).
La consistance doit ressembler à une pâte à crêpe : fluide, sans gros grumeaux. Les racines doivent être simplement nappées.

Ce mélange forme une couche protectrice qui aide à la reprise, surtout si les racines ont été un peu blessées.
C’est une technique ancienne, souvent conseillée, mais à ce jour aucune étude scientifique ne prouve formellement son efficacité.
Je la considère donc comme optionnelle, et je ferai moi-même des tests à l’avenir pour en mesurer les effets.

étape 3 : identifier le point de greffe

Sur un arbre greffé, il faut repérer le point de greffe — la jonction entre le porte-greffe et le greffon.
Ce point ne doit surtout pas être enterré, sinon le greffon risquerait d’émettre ses propres racines et de s’affranchir du porte-greffe.
Vous perdriez alors les caractéristiques du porte-greffe (résistance, vigueur, etc.).

Positionnez donc votre arbre de façon à ce que le point de greffe soit bien au-dessus du niveau du sol.
N’hésitez pas à ajuster la hauteur avec un peu de terre si nécessaire.

étape 4 : reboucher le trou

Vous pouvez maintenant reboucher le trou : commencez par la terre du fond, puis terminez avec la terre du dessus.

Tuteurage (facultatif) :
Si vos arbres sont peu vigoureux, vous pouvez installer un tuteur à cette étape.
Personnellement, je ne tuteure pas systématiquement : un arbre un peu « libre » va mieux s’ancrer et développer un système racinaire plus solide face au vent.
Je préfère ajouter un tuteur plus tard, seulement si je constate un problème de stabilité.

étape 5 : plomber le trou (arroser)

Versez 1 ou 2 arrosoirs d’eau pour bien faire descendre la terre autour des racines.
Cela permet d’éliminer les poches d’air, qui peuvent provoquer le dessèchement des racines.

étape 6 : ajouter un amendement en surface

Je recommande d’apporter un bon amendement organique, par exemple une brouette de compost bien mûr par arbre.
Cela favorise la vie du sol et la reprise des racines.
Si vous utilisez un amendement plus concentré, soyez plus léger sur la quantité.

Avec le compost, pas de risque : la libération des nutriments est lente et progressive.

étape 7 : pailler le pied

Le paillage offre plusieurs avantages :

  • il limite la concurrence des graminées, qui absorbent eau et nutriments au détriment de l’arbre ;

  • il conserve l’humidité du sol plus longtemps ;

  • il protège le sol des fortes chaleurs comme du froid.

Si vous êtes dans une région où les printemps sont frais, attendez un peu avant de pailler : cela permettra au sol de se réchauffer plus vite.

étape 8 : arroser régulièrement les premières années

Les 2 à 3 premières années, pensez à arroser régulièrement votre jeune arbre, surtout au printemps et en été.
Un arrosage copieux une fois par semaine (ou deux en cas de forte chaleur) suffit.
Comptez environ 10 L d’eau par arbre à chaque fois.
Cette étape est cruciale pour assurer une bonne reprise et une croissance vigoureuse.

Merci d’avoir suivi ce guide !
J’espère qu’il vous sera utile pour réussir vos plantations !
Si vous avez des questions, vous pouvez me contacter :
📩 contact@pepiniere-valauga.fr
📞 06 98 60 56 64